11/10/2004

J. Brel

… «  Le seul fait de rêver est déjà très important
Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir
et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.
Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil
et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement,
à l’indifférence, aux vertus négatives
de notre époque.
Je vous souhaite surtout d’être vous… »

 

J. Brel


15:45 Écrit par biffi123 | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Le Pont Mirabeau

LE PONT MIRABEAU

 

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nous amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure.

 

Extrait : « Alcools » Guillaume Apollinaire


15:44 Écrit par biffi123 | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

L'Amitié

Et un adolescent dit, Parlez-nous de l’Amitié.
Et il répondit, disant :
Votre ami est la réponse à vous besoins.
Il est votre champ que vous ensemencez avec
amour et moissonnez avec reconnaissance.
Et il est votre table et votre foyer.
Car vous venez à lui avec votre faim et vous le
recherchez pour la paix.

Lorsque votre ami révèle sa pensée, ne craignez
pas le « non » de votre propre esprit, ni ne refusez
le « oui ».
Et lorsqu’il est silencieux votre cœur ne cesse
d’écouter son cœur ;
Car en amitié, toutes pensées, tous désirs, toutes
attentes naissent sans paroles et se partagent dans
une joie muette.
Lorsque vous vous séparez de votre ami, vous
ne vous affligez pas ;
car ce que vous aimiez le plus en lui peut-être
clair en son absence, de même que pour l’ascension-
niste la montagne est plus nette vue de la plaine.
Et qu’il n’y ait pas de but dans l’amitié sinon
l’approfondissement de l’esprit.
Car l’amour qui cherche autre chose que la
révélation de son propre mystère n’est pas de
l’amour mais un filet jeté : et seul l’inutile est pris.

Et que le meilleur de vous-même soit pour
votre ami.
S’il doit connaître le reflux de votre marée,
qu’il en connaisse aussi le flux.
Car à quoi bon votre ami, si vous le cherchez
afin de tuer le temps ?
Cherchez-le toujours pour les heures vivantes.
Car il lui appartient de combler votre besoin,
mais non votre vide.
Et dans la douceur de votre amitié, qu’il y ait
le rire, et le partage des plaisirs.
Car sans la rosée des petites choses, le cœur
trouve son matin et sa fraîcheur.

 

Extrait de : « Le Prophète »  Khalil Gibran


15:43 Écrit par biffi123 | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |